Comment se déroulent nos travaux ?
Les membres décident collégialement en séance plénière du programme de travail annuel. Il est élaboré à partir de sujets proposés par les élus de Rennes Métropole (sollicitation) ou par les membres eux-mêmes (auto-saisine).
Une fois le programme validé, des groupes de travail pilotés par un ou plusieurs membres sont constitués pour répondre aux problématiques posées. La composition (membres, partenaires extérieurs…), la méthodologie (diagnostic, démarche prospective…) et les moyens (groupe-projet, débat, outils numériques…) sont adaptés à chaque problématique. L'équipe technique facilite le travail des groupes.
Les avis et contributions des membres sont ensuite transmis aux élus locaux de façon à enrichir les politiques publiques métropolitaines. Les acteurs locaux peuvent aussi s'emparer des préconisations proposées pour impulser des actions et des expérimentations sur le territoire.
Les travaux en cours portent sur les mobilités, l'adaptation au changement climatique, la culture, et l'alimentation (voir le programme 2025-2026 du codev).
Nos travaux
TitreMobilités : le Codev contribue au bilan à mi-parcours du Plan de Déplacements UrbainsMots clésmobilités, transports, Plan de déplacements urbains, PDU, marche, vélo, voiture, transports en commun, train, bilan, suivi,
mobilités, transports, Plan de déplacements urbains, PDU, marche, vélo, voiture, transports en commun, train, bilan, suivi,
Pendant six mois, un groupe de membres du Conseil de développement de la métropole rennaise s’est penché sur le bilan à mi-parcours du Plan de Déplacements Urbains. L’objectif : apporter un regard d’organisations et d’usagers, sur les mobilités du quotidien et sur les évolutions attendues d’ici 2030.
Le travail a débuté en septembre 2025 par une présentation de la politique de mobilités de Rennes Métropole : le Plan de Déplacements Urbains (PDU). Un groupe dédié « Mobilités » s’est ensuite réuni entre novembre et mars afin d’analyser le PDU à partir de retours d’usages en ateliers, et d'une douzaine de témoignages d’organisations.
Compte tenu du calendrier, le groupe n’a pas cherché à traiter l’ensemble du PDU de manière exhaustive. Il a choisi de concentrer son analyse sur trois grands sujets : mobilités actives, transports en commun, voirie et usages de la voiture.
Trois angles de travail, deux enjeux transversaux
Les mobilités actives ont permis d’aborder en particulier le développement de la marche, la sécurité des déplacements et la cohabitation entre les différents usagers de l’espace public. Les transports en commun ont été analysés sous l’angle des déplacements des actifs, notamment vers les zones d’activités, mais aussi de l’intermodalité, c’est-à-dire la possibilité de passer facilement d’un mode de transport à un autre. Enfin, les échanges sur la voirie et la voiture se sont concentrés sur la diminution de l’autosolisme, autrement dit le fait de se déplacer seul en voiture.
Deux sujets ont traversé l’ensemble des discussions : la cohabitation entre modes de déplacement et l’intermodalité. Pour les membres du groupe, ces deux conditions sont essentielles si l’on veut rendre les alternatives à la voiture individuelle plus simples, plus fiables et plus attractives.
PDU : des avancées reconnues depuis 2020
Les membres du groupe relèvent plusieurs améliorations apportées par la mise en œuvre du Plan de Déplacements Urbains depuis 2020. Parmi elles figurent la structuration du Réseau Express Vélo, le cadencement et la régularité des transports en commun, le développement des « villes à 30 » à Rennes et dans plusieurs communes, ainsi que l’électrification progressive de la flotte de bus.
Des points d’attention pour la suite
Les travaux font aussi apparaître plusieurs préoccupations. Le manque de connaissance des dispositifs existants reste un frein important : encore faut-il avoir accès à la bonne information au bon moment pour changer ses habitudes de déplacement. La cohabitation entre usagers demeure également un sujet sensible, dans un espace public où les pratiques évoluent rapidement, notamment avec l’essor du vélo et des trottinettes électriques.
Le groupe pointe également une trajectoire encore insuffisante en matière de réduction de l’autosolisme. Le covoiturage progresse trop lentement, tandis que la saturation automobile reste fortement ressentie aux heures de pointe, en particulier dans les déplacements entre les communes périphériques et Rennes.
Au-delà des seuls déplacements, les membres du Codev invitent à inscrire les mobilités dans une vision plus globale de l’aménagement, du logement et de l’organisation du territoire. Dans une métropole structurée en « ville archipel », les solutions doivent tenir compte des réalités vécues par les habitants, les salariés et les organisations, notamment hors de Rennes.
Une contribution versée à Rennes Métropole en mars 2026
Le groupe de travail dédié du Codev a pris fin avec la transmission de cette contribution à la collectivité. Le sujet des mobilités reste bien sûr une préoccupation pour le collectif du Codev.
Les membres du Codev attendent par ailleurs un retour de Rennes Métropole sur leur contribution afin de voir en quoi certains retours d’usages ou préconisations auront peut-être été pris en compte pour la suite de la mise en œuvre du PDU.
Lien vers la contribution à venir
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